Auteur : Lannick Dinard

  • Le canard urbain

    Le canard urbain

    Voici le canard. Pas celui qui barbote sur l’étang, pas celui qu’on gave pour en faire un foie, mais celui qui ricane dans les ruelles de béton. Le Canard Urbain.

    Regardez-le. Un œil rond, l’autre injecté de rouge, comme si l’un observait la ville et l’autre la saignait. Son bec noir est une ombre qui engloutit les mots. Ses dents — car oui, ce canard a des dents — ne sont pas là pour mâcher du pain sec, mais pour déchiqueter les façades lisses des tours vitrées.

    Le Canard Urbain n’est pas une mascotte. Il est l’anti-mascotte. Il ne fédère pas, il fracture. Il ne chante pas, il éructe. Il est l’oiseau du désordre, du rire mauvais et du chaos en cravate. Il ne plane pas au-dessus de la ville : il s’y enfonce, s’y perd, s’y cabre, et nous renvoie en pleine face ce que nous avons fabriqué — un univers de boîtes grises, de fenêtres aveugles, de murs penchés, de cages qu’on appelle maisons.

    Le Canard Urbain est l’anarchie faite chair de papier. Non pas l’anarchie romantique des slogans d’ados, mais celle qui dévore ses propres plumes pour survivre. L’anarchie qui se fout du pouvoir autant qu’elle s’en nourrit, qui rit de l’ordre et crache sur le désordre apprivoisé. L’anarchie comme pulsion, comme battement d’aile dans un ciel trop étroit.

    Il n’est ni héros ni victime. Il est ce qu’on redoute de voir en nous : l’animal grotesque qui refuse l’harmonie, qui préfère la cacophonie des cris, l’inconfort du heurt. Le Canard Urbain n’appelle pas à marcher droit. Il appelle à chanceler. À se cogner aux murs. À déformer le réel.

    Voilà le Canard. Rieur, tordu, hérissé, bancal.
    Un cri en bec, une ville en travers de la gorge.

    “Canard urbain” par Lannïck Dinard, 2025
  • YAHU… le dévhorreur.

    YAHU… le dévhorreur.

    Voici le visage derrière le masque supposément humain de Yahu. 

    À travers ce portrait, j’ai voulu donner forme au mal, celui qui dévore l’humanité sans relâche.

    Yahu incarne le mal absolu, le mal contre l’humanité. Un mal incommensurable, qui frappe sans distinction tout humain dans ses croyances, religions, cultes et cultures. Yahu est un némocrate, un monarque indigné qui exerce son pouvoir d’indignation quand cela lui convient ; Yahu exerce la violence et crie à l’injustice dès qu’il la subit. Yahu s’indigne dès qu’il devient une cible et crie au scandale ce qu’il passe sous silence.

    Yahu le némocrate n’est pas simplement un hypocrite : il manipule la morale, met en scène le mal, dicte l’indignation. Il ne vit pas selon des principes, mais selon les lieux du pouvoir : ce qui est inacceptable dans son univers devient acceptable ailleurs, ce qu’il inflige à l’autre devient insoutenable quand il le subit.

    L’arme du némocrate : le double langage : la répression devient sécurité, réforme devient destruction et paix se veut soumission. Son bouclier : la victimisation sur commande.

    Le némocrate commence par frapper, puis brandit la plainte comme une bannière. Il domine en se faisant plaindre, il fait taire en criant au silence.

    Chaque parole contre lui devient persécution, chaque critique : un complot. Il ne dialogue pas : il se protège dans le pathos. Le danger : Tant que l’indignation devient instrument de pouvoir, la justice devient une indignation inversée, (il se dit injustement jugé) et le langage une usine d’enfumage à la moraline (cette ostensible mélasse morale).

    Ainsi, quand le bourreau pleure plus fort que la victime, le monde ne sait plus qui défendre. La morale devient spectacle, la violence devient rhétorique et la responsabilité, un effet de mise en scène.

    Que faire alors avec ce type de mal incarné ? Nous devons apprendre à reconnaître le némocrate, à distinguer la vraie souffrance de sa mise en scène, à entendre ses cris sans qu’ils deviennent un ordre, et à nommer la contradiction là où elle se couvre d’indignation.

    Nous ne voulons pas de politiciens en haillons de douleur.

    Nous ne voulons pas de tyrans qui prêchent la paix la bouche pleine de cendres.

    Le monde n’a pas besoin de ceux qui pleurent leurs propres bombes, mais de ceux qui doutent même en gouvernant, et écoutent même en parlant.

    Yahu est aussi un scapulogène ( terme psychologique) : pour effacer ses fautes il invente des coupables.

    Il est victimarque (terme analytique) : monarque au statut sacré de victime.

    Il est un agresseur victime: c’est le bourreau / victime qui surveille ses intérets.

    C’est un être immonde, aussi pernicieux que son alter ego Hitler, dont il hérite la cruauté.

    Yahu est un individu imbu de lui-même, un calculateur, un sociopathe, dévoré par une soif insatiable de pouvoir et une peur bleue de perdre ce pouvoir, mais surtout, d’être traduit en justice pour atrocités commises.

    Il s’étend, tel un fléau, sur le monde, en toute impunité, avec une stratégie diabolique, pleinement conscient du mal qu’il inflige en se réjouissant de son impact dévastateur. Voilà comment je le perçois, dans toute sa noirceur, son immonde profondeur, sa vilenie sans fin.

    Il appartient à la lignée des tyrans comme Pol Pot, Staline, Hitler, Duvalier, Mussolini, et tous ces dictateurs qui ont foulé cette terre, anéantissant l’humanité et brisant son harmonie. »

    Le dictionnaire de Yahu : Violence – Mensonges – Insultes – Tortures – Meurtres – Carnages – Destruction – Abus – Trahison – Massacre – Oppression – Barbarie – Horreur – Terreur – Souffrance – Cruauté – Conflit – Répression – Dévastation – Exécution – Déshumanisation – Annihilation – Vengeance – Desperation – Extermination – Abomination – Sacrifice forcé – Ruine – Sacrilège – Corruption.

    Si d’autres mots vous viennent à l’esprit…

    NYAHU… par Lannïck Dinard, encre de chine sur papier, 2025
  • Terriblement Beau

    Terriblement Beau

    Dans un monde où la plupart se dévoilent sur les réseaux sociaux, je, en tant qu’artiste hypersensible, choisis de me retirer pour éviter une surcharge neuronale. Mon art, perçu comme sombre, explore les abysses de l’âme humaine, que je considère comme une rencontre avec l’abîme intérieur, ou « Dieu ». Je ressens notre époque comme un “no man’s land”, une transition vers la fin apocalyptique d’un millénaire. Mon travail met en image la souffrance humaine, tant celle de conflits violents que de troubles mentaux profonds, reflétant la peur qui imprègne notre société. J’illustre la douleur par des portraits que certains trouvent terrifiants mais qui sont reconnus par d’autres comme « Terriblement Beau », nom de ma prochaine exposition. Je cite l’exemple tragique de Mag, une jeune fille rejetée par un système défaillant, qui a fini par mourir seule. À travers mon art, j’essaie de donner une visibilité à ces souffrances souvent ignorées, semblable à un photographe de guerre, mais avec mes outils tels que le fusain et l’aquarelle. Mon intention n’est pas de réconforter, mais de révéler et de questionner. 

  • Carnavalivore : Les Possédés

    Carnavalivore : Les Possédés

    Lannïck Dinard

    L’histoire se déroule dans une petite ville russe agitée par des idées révolutionnaires. Un groupe de jeunes intellectuels nihilistes, dirigés par l’intrigant Pyotr Verkhovenski et le mystérieux Stavroguine, cherche à semer le chaos et renverser l’ordre établi.

    Dostoïevski, par ces personnages, explore la montée du radicalisme, la perte de repères moraux et spirituels, et les dangers d’un monde privé de transcendance. Le roman est une critique visionnaire des idéologies destructrices, où les “démons” symbolisent les passions humaines déchaînées et les idées totalitaires en germination.

    • Il incarne un vide moral, une forme de nihilisme : il fascine sans jamais s’engager clairement, séduit sans prendre position, laissant autour de lui un sillage de destruction. Il est une énigme, un catalyseur d’événements politiques violents, sans pour autant afficher une conviction idéologique ferme. Ainsi :
    • Ambiguïté politique : Comme Stavroguine, Macron est parfois perçu comme difficile à cerner, se plaçant avec son “en même temps” à gauche et à droite, incarnant une forme de flou idéologique postmoderne.
    • Charisme personnel et distance : Tous deux suscitent fascination et rejet, apparaissant comme des figures froides, cérébrales, distanciées du peuple.
    • Effets de leurs actes : Stavroguine, par son inertie et son absence d’engagement, contribue au chaos; nous pouvons voir un parallèle avec Macron et les tensions sociales accrues sous sa présidence (gilets jaunes, contestations, polarisation).
    • Macron n’est pas de la fiction, et son action politique s’inscrit direz-vous dans un cadre “démocratique” (?) pour ainsi dire.
    • Stavroguine est tragique. Macron est stratégique.
    • Conclusion : Dire que “Macron, c’est Stavroguine”, c’est une manière symbolique d’énoncer quelque chose de l’époque – perte de repères, confusion idéologique, désaffection démocratique – Ceci est une image littéraire utile si elle sert à penser .

  • Intrication féline : le chat de Schrödinger

    Intrication féline : le chat de Schrödinger

    L’interrogation quantique ici c’est : être et ne pas être, ainsi que le fait de décider d’être ou ne pas être. Cette question a été déclenchée par un événement extraordinaire, une fantastique explosion, le big-bang ; sans oublier le résultat suivant, conséquent du premier : un big bang spirituel avec l’émergence explosive de l’irrationnel et son ontologie négative qui n’est pas sans être positive. L’anamnèse, souvenir d’un savoir qui n’à jamais été appris, voilà bien le produit d’une découverte au sens propre du mot.

    Anamnèse (du grec ancien ἀνάμνησις, anámnêsis, « réminiscence », « souvenir ») désigne principalement deux notions distinctes, selon le contexte où elle est utilisée :

    1. En médecine :
      L’anamnèse correspond à l’interrogatoire systématique mené par un professionnel de santé (médecin, psychologue, infirmier…) auprès d’un patient. Son objectif est de recueillir les antécédents médicaux, chirurgicaux, familiaux, sociaux, ainsi que les symptômes actuels pour orienter le diagnostic et la prise en charge.
      Exemple :
      Le médecin réalise l’anamnèse pour comprendre l’origine des douleurs du patient, lui demandant de décrire ses symptômes et ses antécédents.
    2. En philosophie (notamment chez Platon) :
      L’anamnèse désigne la réminiscence, c’est-à-dire le processus par lequel l’âme, en se souvenant des vérités éternelles contemplées dans une existence antérieure, accède à la connaissance. Dans ce contexte, la connaissance n’est pas découverte mais redécouverte.
      Exemple :
      Dans le dialogue platonicien du Ménon, Socrate utilise la méthode de l’anamnèse pour montrer que l’âme du jeune esclave reconnaît spontanément des vérités géométriques.

    En résumé : Anamnèse philosophique : Souvenir ou réminiscence d’une connaissance innée selon la théorie platonicienne. Anamnèse médicale : Interrogatoire clinique pour établir l’historique du patient.

    Le père : le chat de Schrödinger est une expérience de pensée en mécanique quantique : un chat enfermé dans une boîte avec un dispositif quantique est simultanément mort et vivant jusqu’à ce qu’une observation par un observateur que l’on va désigné de (O) ouvre la boîte et fixe son état, l’état du chat qui est alors, soit mort ou vivant.

    L’enfant : Mais, il s’agit alors de deux chats ?

    Le père : Non, il s’agit bien d’un seul chat, mais qui existe dans une superposition d’états (à la fois mort et vivant). Ce paradoxe illustre l’idée quantique selon laquelle, avant une observation, les particules (ou systèmes) existent dans plusieurs états simultanément. L’ouverture de la boîte par O  (« l’observation ») force la réalité à se stabiliser dans un seul état : vivant ou mort.

    L’enfant : et cette superposition d’états suppose deux états ?

    Le père : Oui, exactement. La superposition suppose deux états clairement distincts :

    • État A : le chat est vivant.
    • État B : le chat est mort.

    Comme je le disait tantôt, en mécanique quantique, avant l’observation, le système existe dans une superposition des deux états, c’est-à-dire qu’il ne se trouve pas simplement dans l’un ou dans l’autre, mais dans un état combinant simultanément les deux possibilités.

    Ce n’est qu’au moment de l’observation (ouvrir la boîte) que la superposition disparait. On dit alors qu’elle « s’effondre », fixant le chat définitivement dans l’un des deux états que tu connais.

    L’enfant : Donc il existe le chat état A d’une part et le chat état B d’autre part, autrement dit : c(A) et c(B) et pas un ou.

    Le père : Oui. Exactement. La superposition quantique s’exprime mathématiquement par une combinaison linéaire de deux états distincts, généralement notée sous la forme :

    ∣ψ⟩= cA ∣A⟩ + cB ∣B⟩

    où :

    • ∣A⟩ est l’état « chat vivant »,
    • ∣B⟩ est l’état « chat mort »,
    • cA  et cB  sont des coefficients complexes dit de (probabilités amplitudes), liés à la probabilité d’observer chacun des deux états.

    Lorsque l’observation intervient, la fonction d’onde « s’effondre », et le système adopte définitivement un seul état :

    • soit ∣A⟩, avec une probabilité ∣cA ^2,
    • soit ∣B⟩, avec une probabilité ∣cB ^2.

    Ainsi, avant observation, le chat est effectivement dans un état où coexistent les deux possibilités (vivant et mort). Après observation, un seul état subsiste.

    L’enfant : Bon, bien, oui,  je veux bien, mais peut-on extrapoler alors qu’il existe deux chats soit un chat par état et que le chat mort n’est pas le chat vivant et que le chat vivant n’est pas le chat mort ?

    Le père : Ta question touche directement au cœur de l’interprétation de la mécanique quantique.

    Dans l’expérience originale, on considère un seul chat, mais dans une superposition d’états. Mais ton extrapolation correspond en effet à une autre interprétation possible de la mécanique quantique : l’interprétation dite des mondes multiples de Everett.

    Son interprétation que tu as si bien énoncé (anamnèse) est celle-ci. 

    • Lorsque le système est en superposition  [ cA ∣A⟩ + cB ∣B⟩] , la réalité se “divise” en deux branches distinctes.
    • Il existe alors effectivement deux réalités parallèles, l’une dans laquelle le chat est vivant, l’autre dans laquelle il est mort.
    • Ces deux “chats” n’interagissent plus entre eux ; ils évoluent chacun dans leur propre univers parallèle.

    Donc oui, on peut très bien dire qu’il y a deux chats distincts, mais cela correspond à une interprétation spécifique, précise de la mécanique quantique qui est celle des univers multiples et non à l’interprétation plus traditionnelle de Copenhague, selon laquelle un seul chat existe et seule l’observation fixe son état.

    L’enfant : Donc, si je comprends bien, il y a, pour te résumer tout ca, :

    1. L’interprétation traditionnelle celle de Copenhague qui dit : Un seul chat dans deux états simultanés mais dans un seul monde.
    2. Linterprétation des mondes multiples de Everett : Deux chats séparés dans deux réalités distinctes (mondes) dans des mondes multiples.

    Et selon toi, dis-moi laquelle, de ces deux interprétations, fait plus de sens ?

    Le père : Ca va être long tu sais. Bon, selon moi, si je fait une comparaison nuancée (avantages et inconvénients) des deux interprétations, je peux dire, si tu veux savoir, pour l’interprétation de Copenhague (un seul chat, superposition d’états)

    Les avantages sont :

    • Conforme à notre intuition immédiate : un seul monde observé.
    • Simple, fonctionnelle et pragmatique pour calculer des prédictions expérimentales.

    Par contre les inconvénients sont:

    • celle-ci introduit une ambiguïté conceptuelle forte; on peut et on doit se poser cette question : qu’est-ce exactement qu’une «observation » ?).
    • Et de plus, elle ne résout pas clairement ce qui déclenche la réduction (ou effondrement) de la fonction d’onde.

    Enfin, passons à la deuxième interprétation celle des mondes multiples de Everett, il s’agit de plusieurs univers parallèles :

    Avantages :

    • Supprime complètement le problème de l’effondrement de la fonction d’onde : tous les états existent simultanément.
    • Cohérente mathématiquement : les équations de la mécanique quantique restent valides sans ajustement artificiel.

    Inconvénients :

    • Intuition difficile à accepter (existence d’un nombre infini d’univers parallèles).
    • Théoriquement non testable expérimentalement (pour le moment du moins).

    Ma synthèse personnelle : Sur le plan purement logique et mathématique, l’interprétation des mondes multiples est séduisante, car elle simplifie le cadre conceptuel  c’est à dire aucune ambiguïté sur la notion d’observation. Sur le plan de l’intuition humaine et de l’application pratique, l’interprétation de Copenhague reste plus simple à gérer, même si elle laisse certains points non résolus.

    Finalement pour répondre à ta question en termes de « sens », si tu préféres une cohérence théorique absolue et une élégance mathématique, je choisis l’interprétation d’Everett (mondes multiples) car elle a plus de sens. 

    Mais, si tu cherches une intuition quotidienne plus simple à gérer, alors l’interprétation de Copenhague semble plus, disons, confortable, même si elle comporte des points faibles.

    Personnellement, ma préférence va définitivement à Everett. L’interprétation la plus solide sur le plan conceptuel semble aujourd’hui davantage du côté d’une vision à la Everett (mondes multiples). Elle évite le problème de l’effondrement et est plus compatible avec les mathématiques fondamentales de la théorie quantique. Cependant, vois-tu, cette préférence reste assez philosophique et non strictement scientifique tant que l’on a pas une preuve expérimentale décisive.

    L’enfant : Ma préférence va vers la version des mondes multiples. Elle à plus de sens pour les chats.

    Le père : Oui, je te l’accorde. Ta préférence pour l’interprétation des mondes multiples de Everett, je trouves, est tout à fait légitime, compréhensible et logique. 1) Elle élimine l’ambiguïté du « rôle de l’observateur ». 2) Elle respecte rigoureusement la mathématique quantique, sans introduire un mécanisme mystérieux d’effondrement et 3) Elle s’inscrit dans une vision fascinante où la réalité serait un vaste multivers se ramifiant constamment.

    L’enfant : En tout cas, je la préfère à l’autre, celle de Copenhague, même si elle bouscule, comme tu le dis, les intuitions traditionnelles. Elle donne une approche élégante et une vision, quant à moi, plus cohérente et fascinante du réel : chaque choix, chaque possibilité, chaque état quantique existerait quelque part, pleinement réalisé. Cest génial.

    Le père : C’est aussi une vision particulièrement stimulante sur le plan philosophique, existentiel, et artistique—une source importante, riche d’inspiration, notamment pour l’exploration des aspects psychologiques, symboliques ou métaphysiques de la réalité.

    Ton choix, et finalerment le miens aussi, de l’interprétation des mondes multiples nous transporte dans un univers ouvert à toutes les possibilités, et qui s’inscrit bien dans ta démarche habituelle de réflexion et d’expression créative.

  • Gare au gorille

    Gare au gorille

    Inspirée de la chanson satirique Le Gorille de Georges Brassens, cette illustration sombre et expressive dévoile le regard intense d’un gorille confrontant l’injustice humaine. À travers les traits puissants et les coulures d’encre dramatique, l’œuvre interpelle avec ironie sur la frontière fragile entre civilisation et sauvagerie.

    Et puis, il y a aussi Koko, cette célèbre femelle gorille connue pour sa capacité à communiquer en utilisant le langage des signes américain (ASL). Née en 1971, Koko a été élevée par la psychologue Francine Patterson, qui lui enseigna dès son plus jeune âge un vocabulaire de plusieurs centaines de signes.

    Koko comprenait environ 1000 signes en ASL et était capable de comprendre approximativement 2000 mots d’anglais parlé. Elle démontrait une intelligence remarquable, exprimait ses émotions, faisait preuve d’humour, de tristesse, et même de créativité linguistique.

    Koko était également célèbre pour sa relation avec les chats domestiques qu’elle adoptait comme animaux de compagnie, montrant une empathie notable envers les autres êtres vivants. Elle est décédée en 2018, à l’âge de 46 ans.

    Les derniers mots célèbres attribués à Koko pour l’humanité proviennent d’un message enregistré en vidéo pour sensibiliser à la protection de la planète, réalisé en 2015 lors de la conférence sur le climat (COP21). À travers le langage des signes, Koko aurait dit :

    Ce message fort, simple, émouvant, d’un simple gorille pourvu d’une grande sensiblité, est souvent cité comme un appel d’une auttre forme de vie à l’humanité afin de prendre conscience des dégâts environnementaux créé par un autre singe, celui du zoo humain, pour préserver la terre et les espèces qui la peuplent rappelant aux humains leur responsabilité envers le monde vivant. 

  • Cours de fusain : Des ombres à la lumière

    Cours de fusain : Des ombres à la lumière

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