Collection La Fontaine dystopique

Jean de La Fontaine avait promis des leçons. Lannick Dinard livre des personnages — ceux que la morale a oubliés en chemin.

Le mouton noir perché sur le toit du bus scolaire. Les deux chats en haut-de-forme et bottes de combat, dignes comme des ruines. Le canard en chemise hawaïenne qui pleure debout, en sandales, sous son écharpe rayée.

Ce sont toujours des fables. Mais La Fontaine n’avait pas prévu ça.

À l’encre, Dinard croque l’animal humain dans toute sa splendeur fatiguée — avec une précision implacable et une tendresse bien dissimulée. La chute est là. La morale, cherchez-la vous-même.

La fontaine coule encore. Mais personne n’a soif des mêmes choses.