Lannïck Dinard explore les profondeurs de l’âme humaine en s’inspirant des travaux du psychologue Carl Gustav Jung et des parts d’ombre qui résident en chacun de nous. Sa démarche artistique cherche à révéler ces facettes cachées, souvent refoulées, que Jung nomme “l’ombre” — ces fragments de nous-mêmes que nous craignons ou refusons de voir.
À travers ses œuvres, Dinard tisse un dialogue entre l’inconscient collectif et les récits personnels, utilisant le symbolisme pour créer des ponts entre les mondes visibles et invisibles. Le symbolisme, loin des stéréotypes, devient ici un vecteur de connexion avec les forces profondes et les mémoires ancestrales. Ses créations — qu’elles soient visuelles, performatives ou sculpturales — agissent comme des rituels modernes, invitant à une introspection libératrice.
L’artiste place l’être humain face à ses propres contradictions, l’encourageant à embrasser ses failles et à dialoguer avec ses démons intérieurs. Il voit dans cette rencontre un potentiel de transformation : en acceptant ses parts d’ombre, chacun peut accéder à une forme d’équilibre et de sagesse.
La démarche artistique de Dinard se veut donc autant thérapeutique que poétique, transcendant les frontières entre art et spiritualité. Elle nous invite à plonger dans nos profondeurs pour mieux en émerger, régénérés et réconciliés avec notre humanité plurielle.
Biographie
Né en 1953 à Brazzaville, Lannïck Dinard a vécu une enfance hors du commun, naviguant durant six mois par an sur le fleuve Congo avec sa famille, au rythme des musiques et des danses africaines, entouré d’animaux sauvages.
Artiste transdisciplinaire et chercheur, il explore les liens entre art, science et technologie. Sa thèse en géométrie musicale, soutenue en 1995 à l’Université de Montréal, unit musique, géométrie et informatique. Il développe ainsi des systèmes interactifs et fonde en 1996 le laboratoire d’édition interactive hYperbole.
En 2001, il se consacre à l’Artjoyeux et à l’art sacré, créant une série de 1000 petites croix singulières. Il entreprend ensuite un second doctorat en éthique appliquée en 2013 à l’Université de Sherbrooke et obtient un diplôme (DEC) en ébénisterie en 2020. Depuis 2023, il est écrivain public en ligne et portraitiste au fusain.